Emploi en accueil touristique : définition et employeurs
Un emploi en accueil touristique est un poste où l’on reçoit les visiteurs d’une destination pour les renseigner, les orienter et leur proposer des activités, des hébergements ou des restaurants adaptés à leurs besoins. Les personnes qui l’occupent s’appellent conseillers en information touristique, préposés à l’accueil ou agents d’accueil, selon l’organisme.
Les employeurs sont des offices de tourisme, des associations touristiques régionales, des municipalités, des musées, des parcs, des sites patrimoniaux et des grands événements. La demande culmine l’été et pendant les festivals, ce qui explique le recours fréquent à une mission temporaire en tourisme, parfois par l’entremise d’une agence de placement de personnel.
Le travail intéresse les étudiants, les nouveaux arrivants qui aiment parler plusieurs langues et les personnes passionnées par leur région.
Au comptoir d’un bureau d’information touristique ou en mobilité
Dans un bureau d’information touristique, le conseiller répond aux visiteurs qui entrent, au téléphone et parfois par clavardage. Certains organismes envoient aussi des ambassadeurs dans la rue, à la gare ou à l’aéroport, à pied ou à vélo, avec un gilet distinctif et une carte.
- accueillir chaque visiteur avec une question ouverte;
- proposer un itinéraire selon le temps disponible, le budget et la mobilité;
- remettre des cartes, des brochures et des laissez-passer de transport;
- informer sur les événements du jour, la météo et les fermetures;
- consigner les statistiques de fréquentation et les questions fréquentes.
La personne qui travaille sur un kiosque extérieur doit aussi composer avec la chaleur, la pluie et les foules des grandes journées.
Langues recherchées en accueil touristique
Le français et l’anglais forment la base. À Montréal et à Québec, un bureau d’information touristique recherche aussi l’espagnol, l’allemand, l’italien, le mandarin ou le japonais, selon les clientèles dominantes. Dans les régions, on rencontre surtout des visiteurs d’autres régions du Québec, de l’Ontario, des États-Unis et de la France.
Au-delà de la langue, c’est la clarté qui compte : phrases courtes, vocabulaire simple, gestes explicatifs et plan à l’appui. Une personne qui explique bien en deux langues vaut souvent mieux qu’une personne qui en parle quatre approximativement.
Au moment de postuler, précisez vos niveaux de langue de façon honnête et soyez prêt à passer un court test oral. Les employeurs apprécient aussi les candidats qui connaissent les expressions locales et les différences culturelles dans la façon de demander de l’aide.
Pour un emploi en accueil touristique, un bon exercice consiste à enregistrer vos réponses à dix questions fréquentes dans chaque langue et à les réécouter, afin de repérer les hésitations et les expressions confuses.
Connaître la région pour un emploi en accueil touristique
Un bon conseiller en information touristique sait répondre vite et avec justesse. Il faut donc apprendre le territoire : attractions principales, quartiers, horaires des musées, moyens de transport, stationnements, sentiers, plages, circuits patrimoniaux.
Les employeurs offrent habituellement une période de formation en début de saison, parfois avec des visites de familiarisation des sites. Profitez-en pour tester les itinéraires vous-même : marcher le trajet entre deux attractions vous évite de donner un temps de parcours irréaliste.
Gardez à portée de main un classeur, une application ou une base de données maison pour les informations changeantes, comme les horaires d’été ou les événements du week-end. Quand vous ignorez une réponse, dites-le et proposez de vérifier, plutôt que d’inventer.
Horaires et saisonnalité d’une mission temporaire en tourisme
L’accueil touristique suit le rythme des visiteurs : de mai à octobre dans la plupart des régions, avec une pointe de la Saint-Jean-Baptiste à la fin août. Certains bureaux restent ouverts toute l’année dans les grandes villes ou les stations hivernales, avec un horaire réduit hors saison.
Les quarts incluent souvent les fins de semaine et les jours fériés, car c’est là que les visiteurs se présentent. Les journées d’événements spéciaux, comme un festival ou un congrès, entraînent des horaires allongés et l’ajout de personnel temporaire.
Une mission temporaire en tourisme peut donc durer quelques jours, tout l’été ou seulement le temps d’un festival. Demandez toujours le lieu exact, les heures, la durée prévue et la façon dont vous vous rendrez à un kiosque parfois éloigné du transport en commun.
Obtenir une mission : agences, offices et organismes
Les offices de tourisme affichent leurs postes d’été tôt dans l’année; consultez leurs pages de recrutement et celles des associations touristiques régionales. Tourisme Montréal, par exemple, présente la destination et ses ressources pour les visiteurs, et chaque région possède son propre organisme.
Une agence de placement de personnel peut aussi vous proposer des missions de courte durée, notamment pour des événements. Vérifiez qu’elle détient le permis de la CNESST et qu’elle vous remet les informations essentielles : lieu, horaire, tâches, taux de paie et nom du superviseur.
Préparez un curriculum vitæ qui montre vos langues, votre expérience en service à la clientèle et votre connaissance de la région. Une lettre de présentation brève et personnalisée fait souvent la différence.
Droits et conditions de travail
Le personnel d’accueil touristique, qu’il soit embauché directement ou par une agence, bénéficie de la Loi sur les normes du travail : salaire minimum, pauses, jours fériés, paiement des heures supplémentaires. L’agence ne peut généralement pas vous payer moins qu’un employé de l’organisme client qui fait le même travail, sous réserve des exceptions prévues par la loi.
Si vous travaillez à l’extérieur, demandez qui fournit le chapeau, l’imperméable et la crème solaire, et quelles sont les consignes en cas de canicule ou d’orage. En cas de doute sur vos droits, la CNESST est l’organisme compétent pour vous renseigner.
Gardez une copie de votre contrat et de vos feuilles de temps.
Et après la saison touristique
L’accueil touristique mène à d’autres fonctions : coordination d’équipe d’accueil, promotion de destination, organisation d’événements, vente de forfaits, guidage ou agence de voyages. Le Conseil québécois des ressources humaines en tourisme décrit de nombreux métiers du secteur et des parcours de formation pour ceux qui veulent progresser.
Demandez des commentaires à votre responsable et gardez les bons mots des visiteurs ou des évaluations. Revenir deux étés de suite dans le même organisme vous met souvent en bonne position pour un poste de chef d’équipe ou une embauche à l’année.
Un préposé à l’accueil touristique qui souhaite viser la coordination peut aussi se former en gestion d’équipe, en service à la clientèle ou en promotion de destination au collégial et à l’université.
Questions fréquentes
Quelles langues faut-il pour un emploi en accueil touristique?
Le français et l’anglais sont les bases. Une troisième langue, comme l’espagnol, l’allemand ou le mandarin, est un atout, surtout à Montréal et à Québec.
Faut-il un diplôme pour devenir conseiller en information touristique?
Un diplôme précis n’est généralement pas obligatoire. Les employeurs valorisent l’expérience en service à la clientèle, les langues et la connaissance de la région. Une formation en tourisme est un plus.
Les postes sont-ils uniquement estivaux?
Surtout, mais pas exclusivement. Certains bureaux fonctionnent à l’année ou ont une seconde saison en hiver. Les festivals créent aussi des besoins ponctuels.
Peut-on travailler seulement les fins de semaine?
C’est parfois possible, notamment pour des remplacements ou des événements. Indiquez vos disponibilités à l’employeur ou à l’agence dès le départ.
