Emploi intérim en réception et expédition : ce que recouvre le poste
Un emploi intérim en réception et expédition est une mission temporaire, confiée par une firme de placement, où vous contrôlez les marchandises qui arrivent à l’entrepôt et celles qui en repartent. Vous comparez les documents à la réalité du quai, enregistrez les mouvements dans un système informatique et préparez les envois.
Ce poste se situe entre le travail physique et le travail administratif. Une partie de la journée se passe debout sur le quai, à ouvrir des boîtes et à compter; l’autre se passe devant un écran ou un terminal portatif, à saisir des données et à imprimer des étiquettes.
Cet emploi intérim en réception et expédition convient bien aux personnes soigneuses, à l’aise avec les chiffres et capables de rester calmes quand trois camions attendent en même temps.
Commis à la réception : les tâches à l’arrivée de la marchandise
Quand un camion se présente, le commis à la réception vérifie d’abord les documents de transport : bon de livraison, bon de commande, numéro de remorque, scellé intact. Il observe ensuite l’état de la cargaison avant de signer, car la signature engage l’entreprise.
- Comparer le nombre de palettes et de colis avec le bon de livraison.
- Repérer les dommages visibles et les photographier au besoin.
- Noter les écarts de quantité ou de produit dans le système.
- Étiqueter la marchandise et l’envoyer à son emplacement de rangement.
- Classer ou numériser les papiers dans le dossier prévu.
Un écart non signalé au moment de la livraison est beaucoup plus difficile à réclamer plus tard. Les entreprises tiennent donc à des gens rigoureux.
Dans un emploi intérim en réception et expédition, cette rigueur se voit dès les premières heures : le superviseur compare vos comptes avec les siens et corrige vos habitudes au besoin. Posez vos questions tôt, quand l’erreur coûte encore peu. Un commis à la réception attentif et un préposé à l’expédition méthodique font gagner du temps à toute l’équipe.
Préposé à l’expédition : préparer, charger, documenter
Le préposé à l’expédition reçoit une liste de commandes à envoyer, rassemble les palettes ou les colis préparés et vérifie qu’ils correspondent à ce que le client a demandé. Il emballe ou filme la marchandise, applique les étiquettes de transport et regroupe les envois par transporteur.
Il remplit ou imprime ensuite les documents : connaissement, liste de colisage et, pour les envois hors du pays, des papiers douaniers qui varient selon la destination. Au moment du chargement, il s’assure que la charge est bien répartie et que la remorque est propre et sèche.
Cette fonction suppose un bon sens de l’organisation : plusieurs transporteurs se présentent dans la même plage horaire, et chacun veut partir le plus vite possible. Le préposé fixe l’ordre de chargement selon l’heure de départ promise au client final.
Certains clients lui demandent aussi de prendre rendez-vous avec les transporteurs, de répondre à leurs questions et de suivre les envois qui n’ont pas trouvé preneur.
Outils, logiciels et certificats exigés
Les tâches s’appuient sur un lecteur de codes-barres, une imprimante d’étiquettes, une balance de précision et un logiciel de gestion d’entrepôt ou de planification des ressources. Aucun diplôme universitaire n’est requis, mais la maîtrise du français écrit, des tableurs simples et des courriels professionnels aide beaucoup.
Selon les données publiques sur la profession, un diplôme d’études secondaires est habituellement demandé et un certificat de cariste peut être exigé, de même qu’un permis de conduire. La profession n’est pas réglementée, donc aucun titre officiel ne s’impose.
Pour les envois internationaux, la connaissance de base des documents commerciaux et des délais de dédouanement est un atout, que l’on acquiert à l’usage ou par de courtes formations offertes par les collèges. Lorsque le client reçoit des produits dangereux, la formation SIMDUT est de mise, et une formation sur le transport des matières dangereuses peut s’ajouter pour manipuler certains envois. Informez-vous du produit avant d’accepter.
Une mission intérimaire au quai : horaires et rythme
Une mission intérimaire au quai suit le calendrier des camions. Les arrivages se concentrent souvent tôt le matin, les expéditions en fin de journée pour partir en soirée. Les quarts de jour dominent, mais les entrepôts qui fonctionnent sans arrêt offrent aussi du soir et de la nuit.
Les pointes se situent à la fin du mois, quand les entreprises veulent clore leurs livraisons, et pendant les semaines de promotion. Les pointes de la fin d’année touchent particulièrement ce métier, car les détaillants reçoivent leurs stocks tôt et expédient ensuite vers leurs magasins. Prévoyez des journées chargées, des camions qui arrivent en retard tous en même temps et des priorités qui changent sans préavis.
Demandez comment les rendez-vous de livraison sont gérés, qui prend les décisions en cas de litige avec un transporteur et à qui vous devez vous adresser quand une situation vous dépasse.
Sécurité sur le quai et droits du salarié
Le quai est un des endroits les plus dangereux d’un entrepôt : écart entre le camion et la dalle, remorques qui bougent, circulation de chariots. Assurez-vous que les roues du camion sont calées et que le dispositif de retenue est actif avant de monter dans la remorque.
Ne vous placez jamais entre un camion qui recule et le mur, et gardez une distance avec les chariots. Les gants, les bottes et la veste haute visibilité sont la norme.
Comme tout salarié d’agence, vous relevez de la Loi sur les normes du travail. La firme doit être autorisée par la CNESST, vous ne payez rien pour être placé, et vous pouvez décliner une tâche qui menace votre sécurité. Pour toute question sur votre cas, communiquez avec la CNESST.
Erreurs fréquentes et évolution de carrière
Les erreurs les plus coûteuses viennent de la précipitation : signer un bon sans compter, classer une palette au mauvais emplacement, oublier de scanner un colis ou charger la mauvaise commande. Prenez la minute nécessaire pour vérifier chaque fois.
Ce poste mène vers des responsabilités élargies : coordination d’entrepôt, planification des transports, service à la clientèle logistique, achats. Les employeurs apprécient les employés qui comprennent l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement et pas seulement leur tâche du jour.
Un commis à la réception qui sait lire un connaissement, repérer un écart et rédiger un rapport clair devient vite indispensable pour son employeur. Gardez une liste de vos acquis (logiciels maîtrisés, types de marchandises traitées, formation suivie) : elle fera la différence à la prochaine entrevue.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre la réception et l’expédition ?
La réception s’occupe de ce qui arrive : vérification, comptage et rangement. L’expédition s’occupe de ce qui part : préparation, emballage, documents et chargement. Beaucoup de postes combinent les deux.
Un certificat sur chariot est-il nécessaire ?
Selon les données publiques sur cette profession, il peut être exigé. Beaucoup de quais n’utilisent que des transpalettes manuels, mais la polyvalence avec un chariot ouvre plus de missions.
Faut-il parler anglais ?
Cela dépend du client. En milieu montréalais ou chez des transporteurs interprovinciaux, un anglais fonctionnel est un atout. Précisez votre niveau à l’agence pour éviter des affectations mal adaptées.
Y a-t-il des tâches informatiques ?
Oui. Vous saisissez des quantités, imprimez des étiquettes et consultez des commandes dans un logiciel. Une formation interne est généralement donnée le premier jour.
